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Par , 1 août 2011
| Blogue, Carnet de Voyage
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En prenant connaissance de la couverture et du traitement médiatique, ce qu’il est maintenant convenu d’appeler l’affaire DSK est racontée de façon bien différente chez-nous, comparée à plusieurs médias européens. Ainsi, les démêlées de Dominique Strauss Khan, politicien, riche et puissant homme d’affaires français, font la manchette régulièrement dans la presse québécoise, et y on rapporte généralement avec fébrilité et forces détails, ses démêlées avec la justice américaine.
Mais les éditorialistes des grands quotidiens québécois sont généralement sobres et demeurent prudents dans leurs propos et commentaires, comparés à la presse européenne. Que soit le Herald de Londres, Le Temps ou la Tribune de Genève en Suisse, on en a marre de cette histoire et pour eux, cette affaires est devenue une guerre médiatique entre la presse française et américaine, où deux idéologies, deux analyses ou deux perceptions s’affrontent, non seulement sur le fond mais aussi sur la forme.
L’importance de l’image!
Nafissatou Diallo, l’accusatrice, rassemble une grande partie des partisans de la lutte contre la violence faites aux femmes, notamment au sein de la droite et surtout de plusieurs églises chrétiennes américaines, comme on a pu le constater lors de sa conférence de presse donnée dans un centre communautaire chrétien de Brooklyn, la semaine dernière.Pour Idriss, vendeurs de journaux, quotidiens et revues du plus
important kiosque de la rue Du Marché dans le centre-ville de Genève ou celui de la gare de Cornavin, il n’y a pas l’ombre d’un doute. «Ici, je parle quotidiennement à des centaines de personnes, des suisses bien sûr, mais aussi à des bulgares, des italiens, des allemands, des belges, des autrichiens, des arabes, des français et pour la plupart, l’affaire DSK est classée. C’est une tentative d’extorsion de l’accusatrice Diallo. Je vends des journaux d’Angleterre, d’Allemagane, d’Italie, d’Israël, de pays scandinaves, et plusieurs autres pays. Regardez les titres, les principales nouvelles. Peu ou rien sur cette affaire maintenant, sauf quelques revues à sensation. Même que les gens, ici, me parlent plus du mariage princier de Kate et Williams. Et depuis plus d’une semaine, toutes les histoires portent sur la tuerie de Anders Breivik en Norvège, qui a fait plus de 75 morts», nous dit Idriss, en prenant soin d’ajouter qu’il y a la France, «tout à côté, et pour qui, c’est évidemment très différent», dit-il.C’est clair, l’appréciation du déroulement du dossier DSK est tout ce qu’il y a de contraire à celle des journalistes américains.
Réactions contradictoires
Ainsi, Maureen Dowd, journaliste du New-York Times, qualifie Dominique Syrauss-Khan d’homme puissant mais primitif. Et en faisant référence aux articles de la presse française, qui soutient généralement la thèse d’un rapport sexuel consenti, elle écrit ironiquement: «Ils veulent nous faire croire que chaque jeune veuve travailleuse craignant Dieu et effectuant des basses besognes dans un hôtel et devant justifier son statut d’immigrée, rêve d’un vieux satyre fou et ridé, la chargeant, nu, au sortir d’une salle de bain, pour la traîner sur le sol à la façon d’un homme des cavernes».
De son côté, la presse française n’y va pas avec le dos de la cuillère pour ridiculiser cette presse américaine et la stratégie des avocats de Mme Diallo. Une mise en scène typiquement américaine, sans aucune retenue, un spectacle pathétique, selon le correspondant Gaétan Mathieu. «Un véritable show à l’américaine, organisée au millimètre par un pasteur et l’avocat Kenneth Thompson, pour envoyer l’image d’une victime infiniment plus crédible et émouvante de Nafissatout Diallo. On avait pris soin de l’habiller sobrement, les cheveux lissés et une touche de brillant sur les lèvres. Visiblement, la jeune Guinéenne avait été bien préparée à cette intervention, bien coachée par les organisateur de ce point de presse», écrit-il. Propos tout aussi réprobateurs de la part d’un éditorialise de la télévision française, France 24, Philippe St-Martin. «Un spectacle honteux et scandaleux digne des américains, où Nafissatou Diallo est manipulée par un groupe de personnes qui lui font porter le lourd fardeau d’une cause pour laquelle elle n’est pas préparée, la violence faites aux femmes», dit-il.
Ces exemples reflètent l’attitude que dégagent généralement les journalistes de la presse française et américaine. Oui, l’affaire DSK enflamme les passions et envenime les relations entre la presse française et américaine qui se livrent une véritable guerre médiatique, mettant ainsi du même coup, de la pression sur le procureur américain Cyrus Vance qui, pour la troisième fois, à reporté sa décision à savoir s’il y aura oui ou non, une poursuite au criminel. Et le mot de la fin appartient au Genevois, vendeur de journeaux, Idriss: «Pour nous l’affaire est close. Il n’y aura pas de poursuite au criminel, c’est une tentative d’extorsion de la part de “Nafi” et dans cette perspective, en son nom, l’avocat Thompson portera sa cause au civil».
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