Plusieurs pays augmentent sans cesse les mesures de sécurité mais à chaque attentat, on se rend compte qu'il n'y a pas de moyens parfaits pour y échapper. Et en même temps qu'on resserre ces mesures de sécurité, les files d'attente des voyageurs n'en finissent plus. Ainsi, les aéroports britanniques vont progressivement être dotés de scanners corporels complets (voir photo) pour renforcer les contrôles de sécurité en réponse à l'attentat manqué du 25 décembre. L'annonce a été faite par le Premier ministre Gordon Brown lui-même, il y a quelques jours. "Nous savons qu'Al-Qaïda utilise de nouvelles formes d'armes et nous devons y répondre de façon adéquate", a expliqué Gordon Brown dans une interview sur la chaînede télévision BBC1 à Londres. "Il y a une nouvelle forme d'explosifs qui n'est pas identifiée par les machines ordinaires. Nous devons aller plus loin, et des scanners ont déjà été commandés par BBA", a précisé M. Brown. BBA est l'opérateur d'une grande majorité d'aéroports britanniques. Est-ce que cette annonce rassure les voyageurs britanniques ? À lire et entendre les commentaires, c'est pas sûr et, à bien des égards, on demeure sceptique.

Inquiétude des compagnies

scanner

En Suisse, comme en Angleterre, en France et en Italie, les compagnies commencent à s'inquiéter sérieusement sur les conséquences de ces mesures toujours plus contraignantes. Le nombre de passagers a diminué au cours de la période des fêtes cette année par rapport à l'an dernier, et l'attentat manqué du 25 décembre y est pour quelque chose. Et, avec toutes ces mesures, les compagnies estiment qu'elles devront augmenter de façon significative leur personnel, le nombre d'employés, afin d'assurer un service adéquat et de répondre à la concurrence. Et cette situation vient fragiliser l'état financier de certaines compagnies aériennens. Est-ce que les nouvelles mesures de sécurité mettent véritablement les voyageurs à l'abri de tous les attentats? La réponse est non. Car, estiment-elles, il est impossible d'avoir un filet protecteur sans faille. Mais il n'y a pas que les compaganies aériennes qui en ont raz le bol. Il y a évidemment les voyageurs. Car chaque mesure additionnelle de sécurité, augmente le temps d'attente et prolonge les files de voyageurs. Mais, qu'on le veuille ou non, c'est, semble-t-il, le prix à payer pour voyager en sécurité...