QUI VEUT LA TÊTE DE L’ADQ
Par Ghislain Levesque, vendredi 20 novembre 2009 à 07:05 :: Humeur :: #181 :: rss
Gilles Taillon accuse Mario Dumont d’avait été trop près des Conservateurs. Ce serait difficile à nier avec l’aide que Mario Dumont a obtenu d’un sénateur Conservateur pour les campagnes de levée de fonds. Une situation financière qui a permis à l’ADQ de faire belle figure à quelques occasions et de donner la frousse aux autres partis, du moins lors des sondages précédents le jour du scrutin. D’ailleurs je me suis toujours demandé quelles étaient les vraies raisons du départ de Mario Dumont. A-t-il quitté le navire avant qu’il ne sombre parce qu’il le voyait prendre l’eau. N’oublions pas que M. Dumont est issu du Bas St-Laurent, il n’est pas étranger à la navigation.
Dans tout ce portrait de lutte fratricide on retrouve Éric Caire qui a failli gagner l’élection de la course à la chefferie. Il était à un vote près. Quelques jours après cette quasi victoire au sein d’un parti de droite, Pauline Marois qui dirige un parti de gauche fait une offre à M.Caire de joindre les rangs du Parti Québécois. Mme.Marois sait-elle quelque chose que nous ne savons pas et qui justifierait un tel changement d’idéologie de M.Caire.
À peu près même scénario du côté du nouveau leader choisi jeudi, M. Gérard Deltell. Après la victoire de Gilles Taillon, Gérard Deltell assiste à un évènement où le Parti Libéral lui fait des clins d’œil et un peu plus on lui faisait une offre formelle de joindre les rangs des Libéraux.
Il est là le vrai problème de l’ADQ . Il faudrait qu’il définisse dans quelle philosophie il veut s’engager et démontré ainsi de l’honnêteté envers les militants qui ont dépensé argent et énergie pour former une autre alternative aux très prévisibles PLQ et PQ. Maintenant que M. Deltell mène la barque pour un certain temps, j’espère, on aura peut-être le loisir de voir dans quel terrain de jeu il veut diriger son parti. On dit que les coffres de l’ADQ sont à sec, alors le danger est grand de céder à la tentation de s’acoquiner avec qui voudra bien renflouer la trésorerie. On sait que ça prend des fonds pour qu’un parti politique fonctionne. Arrêtons de se leurrer et ne crions pas au scandale lorsqu’un individu ou une organisation s’implique financièrement dans un parti. Les gens sont prêts à accepter ça en autant que le parti soit fidèle à son idéologie et ne considère pas cette aide financière comme une redevance de faveur.
Suis-je trop idéaliste?










Commentaires
1. Le samedi 21 novembre 2009 à 20:24, par Gilles Larin
Ajouter un commentaire