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Par , 21 janvier 2011
| Blogue, Les billets de Gilles.
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Je suis rentré de Suisse il y a à peine une semaine et plusieurs sujets d’actualités régionales ou nationales viennent meubler mon esprit et ma curiosité. Je n’ai pas eu le temps encore de m’imprégner de toutes les réalité ou détails de cette effervescente actualité mais, sur le plan international, un événement nous interpelle et nous accable particulièrement. Je veux parler de cette horrible tragédie de Tucson qui a fait six mort, dont une jeune fille de neuf ans, et 14 blessés, dont la représentante démocrate de l’Arizona, Gabrielle Gifford. À ce sujet, tout a été dit ou à peu près. Les républicain, Sarah Pahlin et le Tea Party en tête, ont été pointés du doigt et parfois, se sont retrouvés au bancs des accusés à cause de leur discours politique violent. “Ne reculez pas, rechargez vos armes (reload) ou encore “considérez les circonscriptions électorales comme des cibles (targets) dans votre collimateur”, dit celle que Richard Martineau du Journal de Montréal et Vincent Marrissal de La Presse appellent l’idiote ou l’imbécile, Sarah Pahlin. De plus, même dans ses panneaux de publicité, Pahlin utilise des viseurs (mires) de fusils pour cibler les états et surtout le nom des démocrates dont il faut se débarrasser! Ce qui a fait dire au commentateur de NYT Online Timothy Egan dimanche dernier en faisant allusion à la campagne électorale républicaine, «This is what happens when words are used as weapons, and weapons instead of words». Traduction libre: «Voilà ce qui arrive quand les mots sont utilisés comme des armes et que les armes remplacent les mots». C’est le résultat de l’influence de discours maudits.
Origine du Tea Party
Et ce qui m’étonne, c’est le peu d’information que la grande presse a donné sur l’origine du Tea Party des Républicains. Wikipédia indique que le Tea Party émerge au début de la présidence d’Obama, dans le contexte de la crise économique de 2008-2010. Mais son origine véritable est une révolte politique qui a commencé à Boston en 1773 contre le Parlement britannique, la Boston Tea Party, qui a mené à la révolution américaine contre la monarchie britannique au XVIIIe siècle et à la guerre de l’indépendance (réalisée en 1776). La cause de cette révolte ? La hausse des taxes sur le thé décrétée par le gouvernement britannique! Aujourd’hui, on dirait la hausse du prix de l’essence à cause des taxes décrétées par nos gouvernement! Plus ça change, plus c’est pareil… Donc, le Tea Party de Sarah Pahlin et des républicains, fait appel à la violence, sous biens des angles.
Ça m’amène à vous parler de ces hypocrites qui, derrière leur masque, condamnent le ou les responsables de ce type d’horreurs, et qui s’apprêtent à étudier au Congrès américain deux projet de Loi absolument farfelus pour, disent-ils, limiter les possibilités qu’une tuerie semblable ne se reproduise… Comme si c’était la première du genre chez nos voisins américains! Or, tenez-vous bien, ces deux projets sont les suivants: le premier vise à limiter à 10, le nombre de cartouches contenues dans les chargeurs des pistolets semi-automatiques. Précisons ici, que le tireur de Tucson avait un chargeur de 31 balles. Ainsi, vous pourrez donc tuer cinq personnes au lieu de 15! Le 2e, interdire le port d’une arme à moins de 1000 pieds (300 mètres environ) de certains officiels du gouvernement, dont les membres du Congrès. À cette distance, est-il nécessaire de rappeler, qu’à Montréal récemment, un leader de la mafia a été assassiné dans sa maison alors qu’il se préparait à prendre son souper ! Et avec un bon fusil, vous tuez un orignal à une distance de 3,000 pieds ! C’est ce qu’on appelle “varlopper” des nuages. Plus bêtes que ces américains, ça ne se fait pas. Et notre grande presse nord-américaine ne cesse de vanter les mérites de la merveilleuse puissance “étatsuniennes”, une des sociétés les plus violentes de la planète.
Hégémonie et impérialisme
J’ai 70 ans et je dois vous avouer que je n’ai plus mis les pieds aux États-Unis depuis plus de 40 ans, sauf quand mes patrons de Radio-Canada m’y obligeaient pour des affectations professionnelles, comme les jeux olympiques d’Atlanta en 1996 par exemple. Quand j’ai pris conscience de toutes l’horreur que je retrouvais dans la politique américaine et la majorité de cette société qui appuie cette politique, je me suis fais un point d’honneur de ne plus jamais remettre les pieds dans ce pays maudit, dont les seuls points de référence sont le culte de l’argent et de l’hédonisme, sous toutes leurs formes. Dans un pays où on retrouve plus de 55 millions d’assistés sociaux et de chômeurs sans véritable filet protecteur et qu’on vous traite de communiste parce que vous osez promettre un programme de santé universel équitable pour tous, il y a matière à se poser de sérieuses questions sur cette société. Le jésuite René Latourelle, qui possède des doctorats des Universités de Montréal (histoire), et Grégorienne de Rome (théologie), et qui est officier de l’Ordre du Canada et Grand officier de l’Ordre national du Québec, écrit dans son livre “Quête de Sens” : «Cette société est mortellement atteinte, en voie d’implosion et de dégénérescence. Après avoir substitué à l’Absolu un subjectivisme délirant, elle gère sa propre mort, car elle n’a plus aucun point de référence». Enfin, l’hégémonie et l’impérialisme américain me sont intolérables. Alors, pour moi, les États-Unis, c’est non, merci !
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