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Climat exacerbé à l’Assemblée nationale

| Par Gilles Pétel,
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L’ex-président de l’assemblée nationale, Yvon Vallières, a invoqué «le climat insoutenable», dit-il, pour expliquer sa démission. «Jamais en 33 ans comme député au sein de cette institution, je n’ai connu un climat parlementaire aussi exacerbé, où les règles élémentaires liées à l’exercice des rôles de chacun sont de moins en moins respectées», a-t-il précisé. En lisant ces commentaires, je me suis rappelé ceux que m’avait fait part Fatima Houda-Pepin, députée de La Pinière et actuelle première vice-présidente de cette prestigieuse institution, à l’automne 2010. Sans entrer dans les détails, puisque les commentaires de Mme Houda-Pepin m’étaient alors confiés sous le signe de la confidentialité, ceux de M. Vallières reflètent exactement les inquiétudes de la première vice-présidente. Mais M. Vallières ne peut prétendre qu’il n’a pas sa part de responsabilité quant à ce climat qu’il juge exécrable. C’est un secret de polichinelle, sur la tribune de presse de cette vénérable Assemblée, on parlait «du Père Ovide» quand il était question de M. Vallières ou encore on l’appelait “Valium 1er”. Ça en dit long sur la réputation de M. Vallières. Il n’a jamais eu le contrôle de l’assemblée et n’a jamais manifesté le désir d’exercer ce contrôle quand c’était le temps d’agir. Son attitude avait le don de frustrer tous les députés, y compris ceux et celles de sa formation politique, les libéraux. Jean Charest peut crier sur tous les toits que ce sont les attaques répétées de Pauline Marois et de l’opposition qui sont à l’origine de sa démission, personne ne le prend au sérieux. La troupe de Jean Charest joue également un grand rôle dans ce climat exacerbé, pour reprendre l’expression utilisé par Yvon Vallières. Les noms d’environ cinq ou six candidats circulaient au cours des derniers jours pour succéder à M. Vallières. Au moment d’écrire ce texte, Fatima Houda Pepin et Jacques Chagnon étaient les plus sérieux candidats pour s’assoir sur la chaise de la présidence.

Ça sent la panique au PLQ

Par ailleurs, j’ai assisté dimanche à Boucherville, au 4e et dernier colloque thématique du PLQ en prévision de son 31e congrès qui aura lieu à l’automne. C’est le discours de clôture du premier ministre Jean Charest, prononcé devant environ 600 partisans à l’hôtel De Mortagne, qui a retenu mon attention et celle de plusieurs journalistes, d’ailleurs. Le thème du colloque était “Un Québec ouvert sur le monde”, mais à entendre le premier ministre, il aurait tout aussi bien pu s’appeler “Vaincre Pauline Marois et le P.Q.”. En effet, M. Charest a consacré son intervention à une attaque en règle contre Pauline Marois et à diaboliser tous ce qu’elle pouvait représenter, ainsi que le Parti Québécois. D’ailleurs, on a senti un malaise dans la salle qui ne s’attendait pas à une telle sortie de leur chef. On aurait pu entendre voler une mouche chez les quelques 600 participants pendant les attaques de M. Charest. Sans la présence des “cheerleaders” tout autour de la salle, les applaudissements au discours du chef se seraient fait attendre…. Tant et si bien, que la première question posée à M. Charest lors du point de presse à la fin de son discours, et c’est moi qui lui ai posé, était la suivante : «Rien de nouveau dans ce que vous avez dit lors de votre intervention, si ce n’est vos attaques virulentes et répétées contre Pauline Marois et le Parti Québécois. Êtes-vous en campagne électorale M. Charest?» Perdant sa belle assurance, il a répondu qu’il fallait dénoncer certains énoncés et affirmations de Mme Marois et du P.Q. Alors, le PLQ est-il à ce point dans le trouble qu’il faille, dès maintenant, se lancer dans une campagne vitriolique contre Mme Marois et le P.Q. Ça sent la panique chez les libéraux. Enfin, M. Charest a dit souhaiter une plus grande représentation de députés du PLQ de la Rive-Sud et de la Montérégie à l’Assemblée nationale.

Sondage TVRS

Notre question la semaine dernière, portait sur la présente campagne électorale. On vous demandait si ces élections allaient changer l’actuel portrait politique sur la Rive-Sud. Ainsi, à 80%, vous avez répondus “pas du tout”, tandis que 11% des répondants ont dit “un peu”. Enfin, 9% des participants affirment que ça va changer “beaucoup” ce portrait politique. Une fois de plus, vous avez été nombreux à participer à ce sondage. On vous invite à nous faire connaître votre opinion chaque semaine. N’hésitez pas également, à nous livrer vos commentaires et suggestions.

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