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Transport scolaire: une grève pourrait être déclenchée sur la Rive-Sud

Transport scolaire: une grève pourrait être déclenchée sur la Rive-Sud
Aimée Lemieux
le 05 mars à 13:00

Les quelque 50 travailleurs chez Autobus Rive-Sud division Longueuil et Sainte-Julie se sont dotés d'un mandat de grève qu'ils pourraient déclencher ce printemps. Plus de 2000 élèves des commissions scolaires Marie-Victorin, des Grandes Seigneuries et des Patriotes pourraient en subir les conséquences.

Si les mandats de grève sont appliqués, de nombreuses commissions scolaires pourraient être paralysées, de même que les horaires des parents, avertit Teamsters, le syndicat qui représente les chauffeurs d'autobus.

 

Ce sont les salaires qui sont au cœur du litige.

 

En octroyant 1,43% de hausse de budget aux commissions scolaires, alors que l'indice des prix à la consommation était majoré à 1,8% l'année dernière, le gouvernement du Québec «contribue directement à maintenir les conditions de travail médiocres dans cette industrie», estime Jean Chartrand, président de la Section locale 106 des Teamsters.

 

«Les offres salariales proposées à tous nos membres ont été très mal accueillies», a signifié M. Chartrand.

 

Le syndicat exige que le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, «augmente substantiellement» l'enveloppe attribuée aux commissions scolaires.

 

Le président rappelle que les conditions de travail dans l'industrie du transport scolaire sont «déjà difficiles»: état des routes qui laisse à désirer, bouchons de circulation, stress, comportement des élèves et manque de respect des autres usagers de la route.

 

Les parents sont avertis

 

«Si les chauffeurs d'autobus de Longueuil et de Sainte-Julie devaient déclencher une grève, ce serait le chaos», admet Simon Lacroix, directeur des communications et des affaires publiques chez Teamsters.

 

Cela dit, en émettant un avis deux à trois semaines avant le possible déclenchement d'une grève, M. Lacroix estime que les parents, les commissions scolaires, les transporteurs scolaires et le gouvernement du Québec «sont bien au fait» de la situation et qu'ils pourront se «préparer en conséquence».

 

Simon Lacroix rappelle qu'une grève «est un choix de dernier recours», même s'il demeure «un droit acquis».

 

Si l'offre patronale n'augmente pas «significativement» d'ici les deux prochaines semaines, vingt-deux établissements de la Montérégie seront touchés par cette grève. L'agglomération de Longueuil, La Prairie, Sainte-Julie, Saint-Amable, Chambly, Varennes, Saint-Basile-le-Grand, Belœil et Saint-Hilaire sont concernés par ce débrayage.


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