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REM: Longueuil demande à Québec de revoir les règles du jeu

REM: Longueuil demande à Québec de revoir les règles du jeu
Aimée Lemieux
le 08 juin à 14:24

Dans un mémoire transmis à la commission parlementaire chargée d’étudier le projet de loi 137, la Loi concernant le Réseau électrique métropolitain (REM), la Ville de Longueuil demande que soient revues les règles du jeu du REM, notamment en matière de gouvernance et de financement.

«Nous accueillons avec enthousiasme l'annonce de la venue prochaine du REM. […] Cependant, nous devons malheureusement constater que les villes sont exclues des discussions, bien qu'elles devront assumer une partie du fardeau financier à venir», a expliqué Caroline St-Hilaire.

 

Consulter les élus métropolitains

 

La Ville de Longueuil exige que des élus métropolitains participent activement à la négociation de toute entente entre CDPQ-Infra, maître d’œuvre du REM, et l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), organisation responsable de planifier et de financer les services offerts par les sociétés de transport de la région métropolitaine.

 

Pour que les ententes à venir «reflètent bien les intérêts des usagers et des contribuables», la Ville réclame que des élus métropolitains soient parties prenantes des négociations, peut-on lire dans le document émis par Longueuil.

 

La façon de faire actuelle du gouvernement, sans interpeller les élus métropolitains, «éloigne les citoyens des choix qui seront effectués pour l’avenir du transport en commun dans leur région». Les villes sont exclues du processus, ce qui les empêche de défendre adéquatement les utilisateurs du transport en commun, ainsi que les contribuables, indique le communiqué de la Ville.

 

Soutenir financièrement les sociétés de transport

 

Longueuil somme le gouvernement du Québec d’attribuer un soutien financier aux sociétés de transport «qui devront assumer les coûts engendrés par l’implantation du REM».

 

Lorsque le REM sera mis en service, le Réseau de transport de Longueuil devra desservir sans droit de regard le nouvel équipement métropolitain selon des normes déterminées par l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), ce qui aura inévitablement un coût pour les municipalités, indique la Ville de Longueuil.

 

«Sans un apport budgétaire additionnel, ces nouvelles dessertes d'autobus vers le REM devront être financées par des réductions de service ailleurs ou encore l'abandon de projets en cours. Nous sommes inquiets des répercussions anticipées sur le portefeuille du citoyen et de l'usager du transport collectif», a lancé la mairesse.

 

Même si Longueuil reçoit avec enthousiasme les efforts du gouvernement envers le REM et son désir de voir avancer les choses rapidement, la Ville est «préoccupée par les répercussions qu’auront les travaux sur les services du RTL et la facture qui y sera associée».


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