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Rapports sur la vente du golf rendus publics : le maire Leduc se défend

Rapports sur la vente du golf rendus publics : le maire Leduc se défend
Pascal Dugas Bourdon
le 26 octobre à 16:10

Au lendemain de la publication de rapports confidentiels sur la vente du terrain golf de Brossard en 1999, le maire Paul Leduc a tenu à se défendre, ce matin. En entrevue à TVRS, M. Leduc a réitéré que le conseil de ville avait pris la meilleure décision à l’époque, même si elle a vendu le terrain 1 million $ moins cher que le recommandait l’entreprise d’évaluation immobilière LCBA, alors engagée par la Ville. M. Leduc affirme que la décision a plutôt été prise par le conseil en fonction d’informations contenues dans un rapport interne. Ce rapport interne, aussi rendu public, évaluait plutôt la valeur du terrain à 2 millions $. «Le conseil, à l’époque, était formé de gens très compétents, donc [Raymond] Guyot, un spécialiste de la finance», a précisé M. Leduc. «[Le prix final de la vente] dépend toujours d’un paquet de circonstances, que nous, les élus, avons à évaluer avec nos administrateurs.» Pourtant, la firme LCBA disait avoir «pris en considération tous les éléments susceptibles d’exercer une influence sur la valeur [du terrain]» dans son évaluation de 3,1 millions $. M. Leduc affirme également que la superficie évaluée est plus grande que la superficie vendue, ce qui expliquerait en partie l’écart de 1 million $. Il n’a toutefois pas été possible de vérifier cette information. Le maire croit que de vendre le terrain selon une entente de gré à gré était la seule solution réellement envisageable pour la Ville, étant donné que le propriétaire possédait déjà plusieurs terrains autour du golf. «C’était une vente de gré à gré qui était nécessaire parce que les propriétaires qui l’ont acheté possédaient 45 % de tous les terrains aux alentours du golf. […]», a-t-il affirmé. Un ancien conseiller conteste Raymond Guyot, conseiller municipal en 1999 et cité en exemple par M. Leduc, a affirmé à TVRS n’avoir jamais pris connaissance de l’évaluation faite par la firme LCBA, jusqu’à ce matin. Il assure que le seul chiffre qui ait circulé, à l’époque, est le 2,1 millions $, soit le montant final de la vente. «On nous a dit qu’il y avait un rapport d’évaluation, et que ça valait 2 millions. […] À l’époque, ça je peux vous le dire, on n’a pas eu toutes les informations, ça, je ne me gêne pas pour le dire.» Sans contester le bien-fondé de la vente du terrain, M. Guyot assure qu’il est «évident» que la Ville aurait dû procéder à un appel d’offres, ce qui n’a pas eu lieu. L’ancien échevin affirme également n’avoir jamais été mis au courant du mode de financement offert à l’acquéreur, qu’il qualifie de «très avantageux» pour l’acheteur. «Moi j’achèterais la Place Ville-Marie, à ces conditions-là», a-t-il ironisé, après avoir pris connaissance des conditions de financement. Défendre des réputations Quant à la nécessité de convoquer, lundi, une séance extraordinaire du conseil de Ville pour déposer ces documents, M. Leduc se défend bien d’être en campagne de visibilité. Il croit plutôt que la réputation de la Ville était en jeu, et qu’il était urgent de rétablir les faits. «Quand la réputation de certaines personnes est mise en doute, il ne faut pas attendre. Il faut y aller, dès qu’on est prêt à agir, pour essayer de rétablir les choses, afin que les gens qui insistent pour traîner d’autres personnes dans la boue, bien, que ça arrête», a-t-il conclu.  


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