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Proxénétisme et centres jeunesse montérégiens: du recrutement pourrait se faire sur les réseaux sociaux

Proxénétisme et centres jeunesse montérégiens: du recrutement pourrait se faire sur les réseaux sociaux
Pascal
le 15 février à 20:15

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérigie-Est a fait connaître son plan de lutte aux recrutements des adolescentes issues de centres jeunesse. On avoue que les réseaux sociaux sont peut-être utilisés pour appâter les victimes.

«Pour le moment, nous n'avons pas d'évidence qu'il y ait infiltration des gangs de rues/proxénète à l'intérieur du centre jeunesse», a expliqué le CISSS par communiqué.

«Mais c'est possible qu'à l'extérieur, via les médias sociaux, il y ait du recrutement qui se fasse. C'est un phénomène connu et nous demeurons vigilants», a-t-on également précisé.

Le communiqué précise que pour les années 2014 et 2015 et pour l’ensemble du territoire montérégien, 1480 jeunes ont fugué de leur centre jeunesse, et que 151 d’entre eux l’ont fait pendant plus de 48 heures. Les filles représenteraient 44 % des fugueurs.

Le CISSS a toutefois refusé de dévoiler des nombres précis pour chaque région afin de «ne pas attirer davantage l’attention de futurs recruteurs dans cette région [donnée].» La police de Longueuil avait toutefois confirmé à TVRS que, à leur connaissance, six adolescentes avaient fui leur Centre jeunesse de Longueuil entre le 1er janvier et le 4 février 2016.

Les mesures à prendre

L’organisme gouvernemental a précisé que si une augmentation importante du nombre de fugues était remarquée dans un secteur donné, «un plan d’action serait mis de l’avant pour s’adresser à cette problématique.»

On a également indiqué que les centres jeunesse sont un lieu «où les jeunes sont libres de circuler», mais que «l’hébergement en unité d’encadrement intensif [peut venir] baliser certaines mesures ou interventions à poser» quand la sécurité d’un jeune est mise en doute.

«Un haut risque de fugue associé à des motifs laissant croire qu'un jeune est sous l'emprise d'un gang de rue ou d'un proxénète sont des éléments qui sont considérés dans la décision du type d'encadrement nécessaire», a-t-on finalement indiqué.


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