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«Petite collusion» à la Ville de Longueuil: un ingénieur est sanctionné

«Petite collusion» à la Ville de Longueuil: un ingénieur est sanctionné
Courtoisie: Chatelle Simard
Aimée Lemieux
le 20 décembre à 17:29

L'ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) sanctionne un de ses membres pour avoir participé à un système de «petite collusion» à la Ville de Longueuil entre 2000 et 2004.

«Réal Thériault a été reconnu coupable d'avoir contrevenu à plusieurs articles du Code de déontologie des ingénieurs, en s'engageant à verser une commission à un responsable d'un parti politique en vue de participer à un système afin que sa firme obtienne des contrats municipaux de la Ville de Longueuil», indique la décision rendue par le Conseil de discipline de l'OIQ.

 

L'opération s'est toutefois avérée infructueuse. Les stratégies utilisées n'ont eu aucun succès, peut-on également lire.

 

M. Thériault, alors président de la firme Progemes, aurait notamment investi de l'argent dans certaines activités politiques comme un tournoi de golf.

 

L'ingénieur est maintenant condamné à payer des amendes totalisant 10 000$, mais conserve son statut puisqu'il «a exprimé ses remords», qu'il n'a «aucun antécédent disciplinaire» et qu'il a «collaboré avec le syndic», indique la décision de l'OIQ.

 

Le Conseil de discipline de l'OIQ rappelle que les sanctions imposées «ont pour objectif de dissuader le personnel de récidiver en servant d'exemple à l'égard des autres membres».

 

Petite et grande collusion

 

Le plaignant, un ingénieur du Bureau du syndic de l'OIQ, entité qui se charge d'enquêter si un ingénieur fait preuve de négligence, d'un manque d'intégrité ou de diligence, remarque en 2013, dans la foulée de la Commission Charbonneau, qu'un phénomène est observé à la Ville de Longueuil.

 

Deux types de collusion sont identifiés: la grande, un système «large et étendu», établi entre 2004 et 2009, ainsi que la petite, avant et pendant 2004. Réal Thériault était impliqué dans le système de petite collusion.

 

La Presse révélait au début du mois de décembre qu'une dizaine d'ingénieurs et cinq firmes de génie pourraient être condamnés au cours des prochains mois en lien avec ces systèmes.


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