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Permission pour avoir recours à un avortement : Grégory De Luca se défend

Permission pour avoir recours à un avortement : Grégory De Luca se défend
Emilie Tremblay
le 03 octobre à 17:00

Le candidat du Parti vert dans Brossard–Saint-Lambert, Grégory de Luca, a été la cible de plusieurs critiques sur les réseaux sociaux après la parution d’un article du média anglophone PressProgress dans lequel il aurait affirmé que les femmes désirant un avortement devraient préalablement obtenir une permission de professionnels de la santé et des membres de leur famille.

Ces affirmations auraient été faites dans le cadre d’un questionnaire envoyé par PressProgress au candidat il y a environ un mois. Celui-ci comportait des questions sur l’avortement dont une lui demandant s’il se positionnait comme pro-vie ou pro-choix. L’article de PressProgress soutient qu’il aurait répondu s’identifier comme aucun des deux, alors que M. De Luca soutient avoir répondu qu’il était pro-choix. « Je suis absolument pro-choix, je suis absolument derrière les femmes et leur santé, à 100 % », a déclaré le candidat.

Lors d’une conversation téléphonique avec TVRS, M. De Luca a nié avoir dit qu’il fallait une permission écrite aux femmes désirant un avortement et soutient avoir été mal cité. « J’ai dit quelque chose qui pourrait avoir été compris de cette façon, mais c’est n’est pas le cas du tout. […] Je n’ai jamais dit ces mots-là, je ne crois pas qu’une femme devrait avoir la permission ou aller chercher la permission d’un médecin. Ce que j’avais dit c’est que c’est une question pour le système de santé et quand un avortement a lieu, c’est la décision de la mère et des [médecins]. »

Il soutient également avoir fait « une gaffe » dans sa réponse à la question de PressProgress. « C’est ma première fois en politique […] je dis une phrase de huit mots et c’est tourné en quelque chose d’autre. […] C’est une question nuancée parce que dans certains cas c’est possible qu’un avortement puisse nuire à la santé de la femme […]. Il y a le contraire aussi, il y a certains cas ou l’avortement devrait se faire très vite parce que ça nuit à la santé de la femme ou du fœtus. Encore une fois c’est au médecin et à la mère de décider, ça n’a rien à voir avec nous les verts. »

Grégory De Luca a également tenu à souligner que son Parti ne rouvrirait pas le débat sur l’avortement. Un communiqué avait été émis à cet effet par le Parti vert en septembre soulignant que « tous les députés du Parti vert doivent appuyer les valeurs du Parti vert, y compris le soutien ferme du droit des femmes de disposer de leur corps ». Les verts affirment questionner les candidats à ce sujet lors du processus de sélection et que « ceux et celles qui ne partagent pas ce point de vue ne sont pas autorisés à se présenter ».

TVRS n’a pas pu obtenir le questionnaire comprenant les réponses de M. De Luca au moment de la publication de cet article.


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