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Maternelle 4 ans et services municipaux : la mairesse de Brossard à Québec

Maternelle 4 ans et services municipaux : la mairesse de Brossard à Québec
Emilie Tremblay
le 05 juin à 15:10

La mairesse de Brossard et présidente du Carrefour action municipale et famille, Doreen Assaad, s’est rendue à Québec mardi soir pour présenter un mémoire sur les conséquences de l’implantation universelle des maternelles 4 ans sur les services municipaux.

Celui-ci, déposé conjointement par le vice-président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Daniel Côté, ainsi que par le président de la Commission de la culture, des loisirs et de la vie communautaire de l’UMQ, Benoit Lauzon, dénote une augmentation importante des coûts de camps de jour, soit 26 M$ supplémentaires par année, dans les municipalités à travers la province.

Les écoles étant fermées l’été, les enfants qui ont fréquenté la maternelle 4 ans devront rester chez eux ou se tourner vers les camps de jour municipaux.

Pour la mairesse de Brossard, il est primordial d’obtenir une aide financière du gouvernement afin de faciliter l’implantation des infrastructures pour accueillir les enfants supplémentaires, dont ceux avec des besoins particuliers. « Les villes choisissent si elles font des camps de jour, mais elles ne peuvent pas refuser personne », souligne-t-elle.

Dans son mémoire, l’UMQ souligne que « les municipalités ne disposent pas nécessairement des ressources spécialisées pour bien évaluer leurs besoins ni pour accompagner adéquatement ces enfants » et qu’en étant un service de loisir, « elles n’ont pas de pédiatres, de psychoéducateurs ou d’autres spécialistes de l’enfance ».

L’UMQ demande aussi que les informations sur les enfants avec des besoins particuliers inscrits dans les camps de jour soient communiquées entre le milieu de la santé et de l’éducation et les municipalités. L’objectif est d’éviter un bris dans le continuum de services qu’ils reçoivent durant le reste de l’année.

Selon Mme Assaad, 80 enfants s’ajouteraient aux camps de jours de Brossard en deux ans. « Il faut penser au fait qu’on doit trouver un emplacement physique, et former du personnel. Ce ne devrait pas être les villes qui assument l’entièreté des charges financières supplémentaires engendrées par le projet de loi no 5. »


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