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La direction de la santé publique de la Montérégie demande l’encadrement des produits comestibles du cannabis

La direction de la santé publique de la Montérégie demande l’encadrement des produits comestibles du cannabis
Emilie Tremblay
le 27 août à 17:00

Face à l’approche de la légalisation des produits comestibles du cannabis, la direction de la santé publique de la Montérégie a demandé au gouvernement du Québec un encadrement, particulièrement pour protéger la santé de jeunes.

Dès le 17 octobre prochain, les Canadiens pourront légalement se procurer des produits comestibles, ainsi que les produits pour usage topique, tels que les crèmes et les lotions, contenant du cannabis.

Or, plusieurs directrices et directeurs régionaux de santé publique du Québec (DRSP), comme celle de la Montérégie, veulent éviter que ces produits augmentent l’intérêt du cannabis chez les jeunes et atténuer les risques pour la santé de la population.

Ils font plusieurs recommandations dans un mémoire déposé dans le cadre de la consultation sur un amendement à la loi encadrant le cannabis.

Les directions de la santé publique privilégient notamment l’utilisation de critères précis pour définir les produits comestibles considérés comme « attrayants pour les mineurs ». Le projet de règlement stipule déjà qu’un produit de cannabis comestible ne peut être une friandise, une confiserie, un dessert ou du chocolat. Les DRSP proposent d’éliminer, par exemple, les produits en forme de fruits, d’humains ou d’animaux et ceux imitant des personnages de dessins animés et comportant des couleurs vives.

Les boissons sucrées, comme les jus, boissons gazeuses ou édulcorées, contenant du cannabis seraient aussi à proscrire.

Ils proposent aussi que le ministère de la Santé et des Services sociaux identifie une instance chargée d’autoriser les nouveaux produits. Tous les produits autorisés devraient être identifiés par le ministère et les autres produits devraient être interdits.

Le projet de règlement propose déjà l’interdiction de certaines catégories de produits comestibles et tous ceux à usage topique, en plus de diminuer à 5 mg par portion le dosage maximal de THC permis dans les boissons.


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