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Fin des sacs de plastique à Brossard : l’industrie du plastique du Québec s’y oppose

Fin des sacs de plastique à Brossard : l’industrie du plastique du Québec s’y oppose
Pascal
le 25 janvier à 19:20

L'industrie du plastique du Québec s’oppose à l’intention de Brossard de bannir la distribution de sacs de plastique dans ses commerces.

Elle croit que la Ville s’appuie sur des données «dépassées» pour prendre ses décisions.

Selon L’Association canadienne de l'industrie des plastiques (ACIP) «93 % des sacs de plastique [distribués au Québec] sont [soit] réutilisés (60 %) ou recyclés (33 %)».

Or, au moment d’annoncer sa décision en décembre, Brossard avait avancé que seulement 14 % des sacs étaient récupérés. Selon l’ACIP, cette donnée date toutefois de 2007.

L'industrie du plastique du Québec ne précise toutefois pas dans son communiqué si les 60 % des sacs réutilisés sont ultimement recyclés. Elle croit toutefois que les habitudes des Québécois ont grandement évolué au cours des dernières années.

«À la suite des campagnes de sensibilisation conduites depuis 2007, l'ensemble des Québécois a adopté des comportements d'utilisation des sacs de plastique si exemplaires qu'aujourd'hui, le modèle québécois de gestion des sacs sert de modèle environnemental à l'échelle mondiale», a expliqué Marc Robitaille, président-directeur général d'Omniplast, une firme basée à Saint-Hubert.

Vers l’achat de sacs de plastique ?

Toujours selon l'industrie du plastique du Québec, les Brossardois seront bientôt forcés d’acheter des sacs de plastique parce ces derniers sont utilisés pour accomplir des tâches domestiques.

Selon des données recueillies à Montréal et fournies par l'ACIP, 78 % des résidents les réutilisent pour gérer les déchets ménagers et 15 % les réutilisent pour ramasser les déchets de leurs animaux domestiques.

«Si les sacs sont bannis, les citoyens seront forcés d'acheter des sacs plus épais pour jeter leurs déchets domestiques, a analysé M. Robitaille. Le bannissement aura donc un effet doublement négatif sur l'environnement et sur la facture d'épicerie.»

L’ACIP a également ajouté que la décision du conseil de ville de Brossard pourrait mettre en péril 9 500 emplois directs et indirects, principalement sur la Rive-Sud de Montréal.


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