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Deux Longueuillois meurent dans l’écrasement en Iran

Deux Longueuillois meurent dans l’écrasement en Iran
Juliette Poireau
le 09 janvier à 10:15

Mercredi matin, à Téhéran, l’écrasement d’un Boeing 737 de la compagnie Ukraine International Airlines (UIA) a fait 176 morts, dont 63 Canadiens et au moins 5 Québécois.

L’appareil s'envolait vers Kiev et des familles entières se trouvaient à bord dont plus d’une centaine de passagers se dirigeaient vers le Canada.

Un jeune couple dans la trentaine, Siavash Ghafouri-Azar et Sara Mamani, issu de la communauté irano-québécoise, venait tout juste de s’acheter une maison dans la ville de Longueuil.

Ils s’étaient rendus dans leur pays d’origine afin de se marier en présence de leur famille et étaient enthousiastes à l’idée de revenir rénover leur nouvelle propriété.

Les amoureux ont tristement péri aux côtés des autres Canadiens lors de la tragédie.

Ils étaient tous les deux ingénieurs pour Pratt & Whitney à Longueuil, et Bombardier à Montréal.

Catherine Fournier, députée de Marie-Victorin, a pris un moment sur les réseaux sociaux pour réagir au drame : « Mes plus sincères condoléances aux proches des victimes. »

Une communauté en deuil, dont plus de 25 000 personnes sont issues de la diaspora iranienne dans la province.

Une tragédie sans réponse

L’avion s’est écrasé peu de temps après avoir décollé sur le territoire de la ville de Chahriar, au sud-ouest de Téhéran.

Les médias iraniens ont diffusé des images montrant l’appareil enflammé perdre de l’altitude dans la nuit, puis exploser à son impact au sol.

L’avion aurait fait demi-tour en raison d’un problème pour l’instant méconnu, et il n’y aurait eu aucun message d’alerte.

Les causes de l’écrasement restent ignorées, et aucune possibilité n’est exclue.

Les équipes de secours iraniennes ont retrouvé les deux boîtes noires, les enregistreurs de vol. Ce sont des pièces essentielles à l’enquête, mais l’Iran ne compte pas les remettre à Boeing protestant que l’accident a eu lieu sur son territoire.

Une enquête qui se veut longue, malgré les questions des proches des victimes.  


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