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Des suppléants sans baccalauréat en enseignement à la CSMV

Des suppléants sans baccalauréat en enseignement à la CSMV
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Emilie Tremblay
le 18 juin à 14:50

Les candidats aux postes d’enseignants, suppléants ou à contrats, au primaire peuvent tout simplement posséder un baccalauréat, toutes spécialités confondues, et ceux au secondaire, un baccalauréat dans la discipline enseignée.

Les candidats doivent aussi réussir, à plus de 70 %, un test de français, puis la CSMV procédera à la vérification de leurs antécédents judiciaires. S’ils sont convoqués en entrevue puis retenus pour le poste, ils devront suivre un séminaire obligatoire de deux jours entre autres sur la gestion de classe et la pédagogie.

Au total, en 2018, ils ont été 170 sans baccalauréat en enseignement à être engagés pour des tâches à temps plein.

Si elle admet que la situation n’est « pas idéale », la présidente de la CSMV, Carole Lavallée, soutient que la priorité de la commission scolaire est la réussite des élèves. « C’est très clair qu’on n’ira pas mettre des enseignants ou des suppléants qui n’auraient pas une propension à enseigner à des élèves de tous âges, de la maternelle à la fin du secondaire. On ne fera jamais ça et on retirerait rapidement un enseignant qui n’aurait pas les qualités qu’il faut […]. »

À la suite de l’embauche et du séminaire, la CSMV trouve un mentor aux nouveaux enseignants suppléants. « Quand ils sont engagés, on leur trouve un mentor, soit un enseignant avec sa permanence, pour qu’ils puissent avoir de l’aide rapidement et qu’ils soient encadrés, orientés et guidés. »

Plusieurs facteurs, dont la pénurie d’enseignants, ont rendu le recrutement difficile à l’automne 2018. « La CSMV a présentement 3400 suppléants, mais avec 8000 demandes de suppléances annuelles, c’était dur de trouver des gens disponibles précisément les jours où on le voulait. »

Mme Lavallée soutient aussi que le nombre d’élèves de sa commission scolaire est en croissance. « On a en moyenne 1500 nouveaux élèves par année, si on divise ça par une moyenne d’un ratio de 26 élèves par enseignants, on doit engager beaucoup de monde. »

Selon la présidente, la CSMV multiplie les actions pour renouveler son bassin de professeurs : contacts avec des universités, gouvernement provincial et présences à diverses activités, comme les salons de l’emploi. « On est en mode solution, pas en mode inquiétude », explique Mme Lavallée.


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