Actualités

Défaite libérale dans Montarville et La Prairie

Défaite libérale dans Montarville et La Prairie
IMAGE Michel Picard
Emilie Tremblay
le 22 octobre à 16:40

Les pertes ont été réelles pour le Parti libéral sur la Rive-Sud alors que deux circonscriptions libérales, Montarville et La Prairie, lui ont glissé des doigts.

La défaite du député libéral sortant dans La Prairie, Jean-Claude Poissant, face au candidat du Bloc québécois, Alain Therrien et celle du député sortant libéral dans Montarville, Michel Picard, face au bloquiste Stéphane Bergeron, s’ajoutent à l’occasion manquée de remporter l’ancienne circonscription néodémocrate de Pierre Nantel, Longueuil– Saint-Hubert.

Seulement deux députées libérales sont toujours sur la Rive-Sud, Alexandra Mendès dans Brossard–Saint-Lambert et Sherry Romanado dans Longueuil–Charles-LeMoyne. Selon Mme Romanado, c’est sa proximité avec les électeurs qui lui a permis de garder son siège. « Je suis née ici, je vis ici et je serai toujours présente. J’ai toujours dit à la population que je vais être là pour eux, à l’écoute et que je livrerai la marchandise », a-t-elle expliqué.

Alexandra Mendès a avoué s’être posé des questions en voyant la montée du Bloc québécois. « Il est clair que ça nous a fait nous poser des questions. On avait 40 députés au Québec et on devait les maintenir pour garder notre majorité », précise-t-elle.

À qui la faute? Au chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, nous a répondu le candidat libéral dans Longueuil– Saint-Hubert, Réjean Hébert. « Les débats ont permis de mettre en évidence Yve-François Blanchet. Il n’était pas un adversaire que les gens redoutaient au début, et je pense qu’il a été avantagé », indique M. Hébert.

Les nouveaux députés bloquistes ont senti le vent tourner à plusieurs moments, y compris lors du premier débat, mais particulièrement lors du scandale du « blackface » concernant le chef du Parti libéral, Justin Trudeau. « Justin Trudeau a tous les défauts du monde. Ce n’est certainement pas un grand premier ministre. Il ne se qualifie peut-être même pas pour le terme compétent, mais Justin Trudeau n’est pas un raciste », avait alors affirmé le chef du Bloc.

Pour le nouveau député de Longueuil– Saint-Hubert, Denis Trudel, ce fût un moment marquant de la campagne. « Les Québécois se sont retrouvés dans cette déclaration-là », confirme-t-il. Sur le terrain, M. Trudel a senti un regain d’enthousiasme pour le Bloc. « Même les jeunes, qui n’avaient jamais connu l’offre politique du Bloc québécois m’approchaient! »

Alain Therrien a senti cette même énergie sur le terrain, particulièrement après le premier débat des chefs. Quant à Stéphane Bergeron, il soutient que la campagne « positive » du parti, qui a mis de l’avant ses idées, a aussi été la clé de la victoire.


Laissez un commentaire

Votre courriel ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont indiqués avec *
TVRS se réserve le droit de retirer tous commentaires considérés litigieux.