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Crise des opioïdes: les ambulanciers de la Montérégie sont prêts

Crise des opioïdes: les ambulanciers de la Montérégie sont prêts
Courtoisie: Flickr
Aimée Lemieux
le 29 mai à 12:00
Pendant que la crise des opioïdes s’étend à travers le pays, les paramédics de la Montérégie se disent prêts à intervenir si des cas de surdoses devaient être recensés dans la région.

 

Pour être en mesure d’administrer le naloxone, un antidote au fentanyl et autres opioïdes, l’ensemble des 330 membres de la Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM) a reçu une formation de quatre heures à l’automne dernier. Le médicament permet de rétablir la respiration et l'état de consience.

 

«Tous les paramédics de la CETAM ont reçu la formation. Nous sommes capables de contrôler le problème facilement», assure Joël Vachon, conseiller clinique de la Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie.

 

Le médicament, qui s’administre par les voies nasales, est «très efficace et sécuritaire», explique M. Vachon. «En une à deux minutes, on voit les effets», dit-il. Rapidement, l’état de la personne est pris en charge et sa respiration est contrôlée.

 

Néanmoins, le fentanyl demeure ravageur et est considérablement plus puissant que l'héroïne, explique Joël Vachon.

 

Formation devancée

 

Alors que le nombre de surdoses liées au fentanyl augmente de façon inquiétante, la formation sur le naloxone, donnée aux ambulanciers, a été devancée.

 

«Le problème devenait grandissant. La formation, qui était déjà établie à notre plan d’action, a finalement été donnée deux à trois ans plus tôt que ce qui était initialement prévu», précise Joël Vachon.

 

En 2013, un laboratoire clandestin de fentanyl a été démantelé à Montréal. L’année suivante, 53 cas de surdoses ont été répertoriés, dont 18 décès. Nécessairement, des mesures devaient être mises en place sur le territoire de Montréal et en périphérie, indique le conseiller clinique.

 

Pas de crise sérieuse en Montérégie

 

Si la CETAM n’a aucune statistique sur le nombre de surdoses d’opioïdes et d’interventions effectuées, Joël Vachon garantit toutefois qu’il n’y a pas de cas d’épidémie dans la région.

 

«Il y a peut-être eu des cas isolés, mais rien de très sérieux. Les ambulanciers n’ont pas eu à intervenir de façon systématique», indique-t-il.

 

Même son de cloche auprès du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Centre (CISSS) alors qu’aucune donnée inquiétante n’a été répertoriée.


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