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Crise dans l’agglomération : les maires croient à une solution, malgré un «cul-de-sac»

Crise dans l’agglomération : les maires croient à une solution, malgré un «cul-de-sac»
Pascal Dugas Bourdon
le 03 mars à 13:00

Après avoir annoncé la publication éminente d’un «plan d’action en vue de quitter l’agglomération», les maires dissidents semblent être de retour en mode négociation.

Dans une vidéo publiée hier sur Youtube, les maires de Brossard, Saint-Bruno et Saint-Lambert interpellent à nouveau le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, dans l’objectif de réformer la gestion et le financement de l’agglomération.

Pourtant, le 17 février dernier, les maires disaient se trouver «dans un cul de sac» et reconnaissaient que le ministre Coiteux s’était «toujours refusé à légiférer pour solutionner [les problèmes allégués par les maires]».

Ces derniers expliquent cet apparent changement de direction en raison de leur stratégie «par étape».

«On va voir les résultats [de cette campagne] auprès du ministre, et après ça, le plan d’action nous amènera à une autre étape, qu’on pourra dévoiler sous peu», a expliqué en entrevue à TVRS le maire de Brossard, Paul Leduc.

«Pour nous, on est totalement insatisfaits de l’agglomération. Il faut la réformer […] et si c’est impossible, l’étape suivante, c’est d’en sortir», a pour sa part commenté le maire de Saint-Bruno, Martin Murray.

«Dernière chance au coureur»

Même si les maires laissent planer la menace d’une éventuelle sortie de l’agglomération, ils se gardent bien de définir une date limite pour que le processus se mette en branle.

«On donne une dernière chance au coureur. Nous, on souhaite ardemment une rencontre, que les cinq maires s’assoient […], et que l’on puisse s’entendre», a expliqué M. Murray.

Selon MM. Leduc et Murray, le départ annoncé de Caroline St-Hilaire, à la mairie de Longueuil, ne change strictement rien. Il ne s’agit pas selon eux «d’une question de personnalité», mais bien d’une question de «volonté».

Quant au fait que Boucherville se tienne à l’écart de ce mouvement de contestation, M. Murray ne comprend toujours pas.

«Je pense que Boucherville aurait intérêt à regarder le dossier de façon froide, de façon tout à fait sensée. Ça lui permettrait de constater que parmi les quatre villes liées, celle qui subit les plus grands impacts au niveau financier, c’est Boucherville», affirme-t-il.

Rappelons que les trois maires ont annoncé, il y a deux semaines, que sans une entente, l’annonce d’un plan de sortie de l’agglomération serait dévoilée «dans les prochaines semaines»

 


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