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COVID-19 RIVE-SUD : Les entrepreneurs de la Rive-Sud déçus que le Projet de loi 61 n’aille pas de l’avant

COVID-19 RIVE-SUD : Les entrepreneurs de la Rive-Sud déçus que le Projet de loi 61 n’aille pas de l’avant
Christian Dubé, ministre responsable de l’Administration gouvernementale, président du Conseil du trésor et ministre responsable de la région de la Montérégie.
Juliette Poireau
le 15 juin à 10:45

Lundi 15 juin, lors d’une vidéoconférence dédiée aux membres de la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud (CCIRS), le ministre responsable de l’Administration gouvernementale, président du Conseil du trésor et ministre responsable de la région de la Montérégie, Christian Dubé, s’est adressé aux gens d’affaires de la région afin de faire le point sur la relance de l’économie.

L’opposition a rejeté le projet de loi 61 en fin de semaine, annulant ainsi l’accélération de 202 projets d’infrastructures à travers le Québec, dont 33 en Montérégie. « Ce n’est que partie remise », a mentionné Christian Dubé à plusieurs reprises. En effet, une nouvelle monture du projet de loi 61 sera présentée en septembre ou en octobre prochain, dans le but de convaincre l’opposition.

Pour le ministre, le gouvernement a eu un « trop court laps de temps pour vendre le projet de loi et faire valoir les changements nécessaires à apporter » pour accélérer la relance de l’économie québécoise.

Cet été, le premier ministre François Legault procédera à une tournée dans toutes les régions du Québec pour discuter des inquiétudes et des attentes du projet de loi 61, en plus de mieux expliquer les enjeux des délais des infrastructures et de présenter les estimations avec et sans projet de loi. « On doit parler des vraies affaires avec l’opposition et trouver d’autres solutions pour se doter de plus de support de la population », détaille M. Dubé.

Rappelons que trois enjeux sont fortement controversés au sein des différents partis, notamment des préoccupations quant à l’environnement, au principe d’expropriation et sur le renforcement du pouvoir décisionnel des municipalités.

« On veut être plus clair sur les changements qu’on veut faire, et toujours dans le respect de l’intégrité », déclare M. Dubé. Ainsi, les projets seront présentés par groupes afin de mieux expliquer pourquoi certains sont ralentis par les délais qu'entend modifier le gouvernement.

Le directeur général du Réseau de transport de Longueuil, Michel Veilleux, s’inquiète sur les délais des projets de transports collectifs : « Doit-on attendre la nouvelle monture du projet de loi ou y a-t-il un moyen d’accélérer ces projets-là ? » En réponse, le ministre Christian Dubé a expliqué : « On souhaite revenir durant l’été avec d’autres solutions pour accélérer les projets de transports collectifs qui sont prioritaires, notamment en raison des enjeux environnementaux, dont la volonté de diminution des émissions de gaz à effet de serre. » Néanmoins, les délais engendrés par ces projets d’envergures retardent le commencement des travaux, ce que cherche à modifier le projet de loi 61.

« J’espère que d’ici deux ans, les cinq projets de transports collectifs seront commencés. On ne veut pas que des projets comme ceux-ci prennent dix ans. Plusieurs projets pourraient être retardés d’un à deux ans sans changement sur les principes municipaux, environnementaux et d’expropriation. Il faut être capable de prendre des décisions difficiles pour faire des changements », exprime Christian Dubé.

Vers une dette de 15 à 20 milliards de dollars

En réponse à l’inquiétude d’un participant qui se questionne sur les impacts de la dette engendrée par le ralentissement des activités économiques du Québec en raison de la pandémie de COVID-19, M. Dubé tend à rassurer : « On cherche à trouver un équilibre pour avoir le moins d’impacts possible, et une chose est sûre, c’est qu’il faut que l’économie performe. »

Au Québec, la dette engendrée par la pandémie de COVID-19 est estimée entre 15 et 20 milliards de dollars.


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