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Cannabis dans les lieux publics : la Direction de santé publique de la Montérégie prend position

Cannabis dans les lieux publics : la Direction de santé publique de la Montérégie prend position
Courtoisie: Le Nord-Côtier
Aimée Lemieux
le 27 septembre à 13:00

Légalisation du cannabis : la Direction de santé publique de la Montérégie s’invite dans le débat et recommande aux villes de permettre sa consommation dans les lieux où l’usage du tabac est déjà permis.

 

Avant d’adopter des mesures plus restrictives que ce qui est prévu par la Loi, l’organisme demande aux municipalités de soupeser les avantages et les risques.

 

« Certaines régions du Québec adoptent dernièrement des règlementations sévères. C’est important pour nous d’exposer nos préoccupations pour que l’on puisse freiner les effets négatifs qu’elles peuvent entraîner. Ce que les villes doivent comprendre, c’est qu’au niveau de la santé publique, il n’y a pas de plus-value à légiférer davantage », explique Julie Archambault, médecin-conseil à la Direction de santé publique de la Montérégie.

 

Deux enjeux inquiètent particulièrement la Dre Archambault et son équipe.

 

D’abord, s’il est interdit de consommer à l’extérieur dans les lieux publics, un fumeur consommera à l’intérieur et exposera son entourage à la fumée secondaire. « Au niveau de la santé respiratoire, c’est un effet pervers », explique-t-elle.

 

Si des propriétaires d’immeubles locatifs interdisent la consommation de cannabis dans leurs logements, les propriétaires de résidences seront les seuls à pouvoir fumer sans se retrouver dans l’illégalité. « Les plus grands consommateurs, qui sont les jeunes adultes, auront moins accès à un lieu légal pour fumer. Ça représente une iniquité sociale », dit Julie Archambault.

 

Pas une incitation à consommer

 

La Direction de santé publique de la Montérégie garantit que son approche n’est pas une invitation à consommer du cannabis.

 

« L’idée de la légalisation, c’est de réduire les méfaits qui y sont associés. Ce qu’on souhaite, c’est que ce ne soit pas trop judiciarisé par les villes. Mais on ne banalise absolument pas le cannabis », nous indique la Dre Julie Archambault.


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