Actualités

Bruits nocturnes à l’aéroport Saint-Hubert : des citoyens se tournent vers les tribunaux

Bruits nocturnes à l’aéroport Saint-Hubert : des citoyens se tournent vers les tribunaux
Emilie Tremblay
le 16 août à 12:00

Le comité anti-pollution des avions – Longueuil (CAPA-L) a déposé une demande d’injonction à la Cour supérieure du Québec réclamant l’interdiction des vols de nuit à l’aéroport Montréal Saint-Hubert Longueuil (AMSL).

Dans un communiqué, le groupe soutient être intervenu auprès de nombreuses instances pour éviter de se tourner vers les tribunaux.

David Banon, l’avocat de CAPA-L dans cette affaire, seconde cette affirmation. « Ils ont tapé à plusieurs portes, ont tenté de sensibiliser le ministre des Transports, Marc Garneau, ont communiqué avec les différents départements de santé publique, se sont adressés à la Ville de Longueuil et aux représentants de l’aéroport. Jusqu'à présent, ces démarches se sont avérées vaines. »

C’est pourquoi ils exigent la mise en place d’un couvre-feu, comme il se fait déjà à l’aéroport de Montréal Pierre Elliott Trudeau (YUL). « On veut sensibiliser la cour aux effets dommageables [du bruit des avions] sur la vie des gens qui résident autour de l’aéroport », a expliqué M. Banon.

Pour ce faire, l’avocat mise sur les témoignages des citoyens et possiblement sur une expertise sur le niveau de bruit des avions.

M. Banon se dit « animé d’une certaine confiance » quant à la possibilité d’obtenir cette injonction. Le CAPA-L avait déjà gagné une injonction similaire dans le passé contre l'école de pilotage Saint-Hubert située à proximité de l’AMSL.

Pour Jane Foyle, directrice générale de l’aéroport Montréal Saint-Hubert Longueuil, l’injonction est une méthode très agressive. « Nous sommes déçus du CAPA-L. Nous travaillons fort avec le comité consultatif sur le climat sonore afin de suivre les meilleures mesures d’atténuation de bruit. »

Mme Foyle soutient que le comité consultatif sur le climat sonore a récemment engagé un expert, un pilote d’avion, pour les aider à implanter des mesures d’atténuation du bruit lors du départ et de l’arrivée des avions. « La situation est maintenant entre les mains de nos avocats et nous allons contester [la demande d’injonction], c’est évident », conclut-elle.


Laissez un commentaire

Votre courriel ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont indiqués avec *
TVRS se réserve le droit de retirer tous commentaires considérés litigieux.