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Bilan d’une année politique fébrile sur la Rive-Sud

Bilan d’une année politique fébrile sur la Rive-Sud
François Laramée
le 23 décembre à 08:00

L’année 2019 se termine sur des notes différentes pour nos politiciens selon qu’ils ont évolué sur la scène fédérale, provinciale ou municipale.

Le 21 octobre dernier, les rive-sudois ont décidé de grossir les rangs de l’opposition au Parlement canadien en élisant trois députés du bloc québécois de plus qu’en 2015 soit Stéphane Bergeron, dans Montarville, Yves François Blanchet dans Chambly et Denis Trudel dans le comté de Longueuil-Saint-Hubert. Seules les libérales Sherry Romanado dans Longueuil-Lemoyne et Alexandra Mendes dans Brossard-Saint-Lambert ont résisté.

En politique provinciale, l’élément régional marquant de 2019 aura certes été le départ fracassant de sa formation politique, de la députée de la circonscription de Marie-Victorin, Catherine Fournier. En mars 2019 elle a claqué la porte du parti québécois pour siéger à titre de députée indépendante. Dans quelques jours elle lancera officiellement son propre mouvement –Ambition Québec, pour faire à un autre niveau, l’indépendance du Québec.

Au plan municipal, l’échiquier politique est en mouvement un peu partout sauf à Boucherville où le maire Jean Martel est bien en selle et a déjà annoncé qu’il solliciterait un nouveau mandat dans 22 mois. Il profite d’une majorité absolue au conseil depuis six ans.

A Saint-Bruno-de-Montarville, le maire Martin Murray a finalement perdu sa majorité au conseil, en 2019, et il est maintenant minoritaire. La récente adoption du budget 2020 l’a clairement démontré alors que ce sont les élus indépendants qui ont imposé leur loi. Un nouveau conseiller a été élu en 2019, Ludovic Grisé Farand à qui l’on prête de fortes intentions de se porter candidat à la mairie en 2021.

Du côté de Saint-Lambert, là aussi le climat est sous un ciel variable. Au moins deux conseillers municipaux sont en guerre ouverte contre le maire Pierre Brodeur et celui-ci a même institué une enquête pour identifier les élus qui coulent de l’information privée au journal local. Le dossier a même été porté à l’attention du ministère des Affaires municipales. A suivre en 2021.

A Brossard, si l’harmonie règne au conseil municipal avec un seul membre élu de l’opposition, la mairesse Doreen Hasaad semble avoir plus de difficultés au plan régional. Elle a récemment perdu son siège de représentante de l’agglomération de Longueuil au conseil de la Communauté métropolitaine de Montréal alors qu’elle a fait, il y a quelques semaines une sortie en règle contre le mode de gouvernance de l’agglomération de Longueuil où ne règne pas non plus l’harmonie. Trois des cinq maires de l’agglomération ont voté contre le budget 2020 de l’agglomération.

Enfin, il y a eu beaucoup de mouvements politiques à Longueuil. L’Opposition officielle qui était majoritaire depuis l’élection de 2017 a justement perdu cette majorité lorsque cinq membres de Longueuil citoyen ont décidé de quitter ce navire pour siéger comme indépendant. Longueuil citoyen ne compte plus que trois élus, Option Longueuil, a un seul représentant au conseil de ville alors que le parti de la mairesse Parent, Action Longueuil, en compte quatre. Les nombreux indépendants sont au nombre de 7.

On verra peut-être un peu mieux en 2020 qui finira avec qui en vue des élections de novembre 2021.


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