Actualités

Autonomie du cégep Champlain de Saint-Lambert : les employés veulent accentuer la pression

Autonomie du cégep Champlain de Saint-Lambert : les employés veulent accentuer la pression
Pascal
le 04 avril à 18:35

Les enseignants et le personnel de soutien du cégep Champlain de Saint-Lambert ont poussé un peu plus loin leur stratégie pour obtenir l’autonomie du campus : ils ne procéderont plus à l’élection de représentants à leur conseil d’administration jusqu’à ce que Québec intervienne.

«Nous estimons qu'il y a un véritable problème structurel au sein de ce conseil d'administration, qui ne permet pas à notre région d'être bien représentée, a expliqué la présidente du Syndicat des enseignants du Cégep Champlain de Saint-Lambert, Christine Kerr.

«Nous avons voté en faveur d'une telle mesure parce que nous refusons d'accorder une quelconque légitimité à cette structure défaillante.»

Le cégep Champlain de Saint-Lambert fait présentement partie d’une administration multirégionale de trois campus, si bien que plusieurs des décisions qui régissent l’établissement sont prises à Sherbrooke, en Estrie. Une situation que déplorent plusieurs employés depuis la décennie 90.

«La direction du Champlain Regional College joue à l'autruche en affirmant que tout fonctionne adéquatement et en limitant les problèmes à un seul aspect de gouvernance, s’est indigné la vice-présidente du regroupement cégep de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec, Nicole Lefebvre.

Parmi plusieurs autres, un des arguments principaux du syndicat est que les trois campus de Champlain doivent se partager une même enveloppe budgétaire, ce qui nuit aux services destinés aux étudiants.

«La structure actuelle a une incidence négative réelle sur les services offerts aux étudiantes et étudiants ainsi qu'aux communautés de chaque région», a ajouté Mme Lefebvre.

«Enfantillages»

Rejoint en après-midi, le président du conseil d’administration de Champlain, Michael Murray, a dit trouver «extrêmement curieuse» la stratégie utilisée par le syndicat pour mettre de la pression sur le gouvernement.

«Des décisions importantes devront être prises à la fin juin pour élire le nouveau directeur général et le directeur d’études. Le syndicat fait en sorte de s’exclure des votes importants. Surtout que nous n’avons pas besoin d’eux pour procéder aux remplacements», a expliqué M.Murray.

Il a même qualifié les agissements des professeurs et des membres du personnel de soutien d’«enfantillages».

Par communiqué, M. Murray a également souligné que Champlain représente «le meilleur des deux mondes». Comme les coûts sont partagés entre les différents campus, il croit que cela permet à Champlain de «réduire l’impact de l’austérité financière actuelle» sur les services aux étudiants.


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *
TVRS se réserve le droit de retirer tous commentaires considérés litigieux.