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Accaparement des terres : l’UPA dénonce l’inaction du gouvernement

Accaparement des terres : l’UPA dénonce l’inaction du gouvernement
Pascal
le 28 mars à 18:30

La Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ) et l'Union des producteurs agricoles (UPA) ont dénoncé «l’inaction et le déni déconcertants» du gouvernement concernant le problème de l’accaparement des terres.

Cette critique survient à la suite du dévoilement du rapport sur la problématique, pour laquelle une consultation publique avait été mise sur pied en mars 2015.

«Un an après les consultations et compte tenu de l'importance du phénomène, on s'attendait à beaucoup plus», a indiqué le président général de l'UPA, Marcel Groleau.

«L'Union a clairement démontré, l'an dernier, que les agriculteurs devaient de plus en plus compétitionner pour l'achat des terres agricoles, [et ce,] avec une multitude d'acquéreurs», a expliqué l’UPA par communiqué.

Manque de données ?

Le rapport de la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles se fait toutefois plus prudent, notamment en raison d’un «manque de données».

«Les données actuelles ne permettent pas de mesurer directement la question de l’acquisition ou de la possession des terres agricoles au Québec par de non-agriculteurs», a expliqué la Commission dans son rapport.

Malgré une certaine retenue, la Commission a toutefois assuré qu’elle suivrait l’évolution du phénomène, sans toutefois avoué qu’il posait problème au Québec.

«Les membres de la Commission sont convaincus qu’il faut suivre la situation dans le temps afin de déterminer si l’agriculture québécoise fait face à cette forme d’acquisition.»

Même si l’UPA est aussi d’avis que le phénomène doit être suivi de près, elle regrette de voir si peu de mesures concrètes être appliquées.

«L'avenir du modèle agricole québécois, de sa relève et de l'intérêt général de tous les Québécois se joue actuellement dans nos rangs», croit M. Groleau.

L’accaparement des terres est décrit par l’Office québécois de la langue française comme étant l’acquisition massive de terres agricoles par des investisseurs ou des États étrangers, souvent en vue de cultures spéculatives.


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