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1 enfant de 5 ans sur 4 vulnérable dans un domaine de développement

1 enfant de 5 ans sur 4 vulnérable dans un domaine de développement
Emilie Tremblay
le 15 juillet à 15:30

L’enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle 2017 (EQDEM) révèle que 27 % des enfants de la maternelle 5 ans du territoire de la Montérégie-Centre sont vulnérables dans au moins un domaine de développement. Il s’agit d’une augmentation de 1 % depuis 2012.

L’EQDEM définit un enfant comme étant vulnérable dans un domaine de développement s’il fait partie des 10 % des enfants québécois ayant les scores les plus faibles dans un des domaines suivants : santé physique et bien-être, compétences sociales, maturité affective, développement cognitif et langagier, habilités de communication et connaissance générales.

Cette vulnérabilité les rend plus susceptibles de manifester des difficultés dans les apprentissages scolaires et l’adaptation sociale, sans pour autant signifier une condamnation à l’échec scolaire.

Il y a donc un total de 1230 jeunes vulnérables dans au moins un domaine sur le territoire de la Montérégie-Centre.

Si tous les petits peuvent présenter des difficultés de ce genre, certains facteurs socioéconomiques et environnementaux augmentent ce risque. Les jeunes provenant de milieux défavorisés sont plus nombreux, tout comme les garçons et les enfants nés hors du Canada.

Afin de s’attaquer au phénomène, la direction de la santé publique de la Montérégie montre un ensemble de facteurs de protection, comme la saine alimentation durant la grossesse, l’allaitement maternel, le soutien social, les services de garde éducatifs et de qualité, un logement salubre et abordable ainsi que des soins bienveillants des parents.

Plusieurs pans de la société ont donc un rôle important à jouer afin de s’assurer du bon développement de l’enfant, et les premiers sont les parents. Les soins bienveillants qu’ils procurent ont une influence sur le développement de régions du cerveau et favorisent l’aptitude aux apprentissages, un meilleur rendement scolaire et, plus tard, une meilleure qualité de vie.

L’EQDEM montre aussi que les milieux de garde de qualité ont une influence positive sur le développement des enfants. D’ailleurs, la qualité de la relation éducatrice-enfant serait l’élément le plus déterminant des milieux de garde pour la réussite éducative de ceux-ci.

Finalement, il est également suggéré aux parents et aux professionnels d’encourager le jeu libre, puisque celui-ci lui est associé au bon développement cognitif, émotionnel et social, à l’amélioration de la créativité, de la résolution de problèmes, de l’attention et l’autodiscipline, tout en réduisant le stress, l’agressivité et même les symptômes du déficit de l’attention.


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