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13 février 2012
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L’école primaire à vocation musicale Félix Leclerc a effectué, dans la dernière année, un changement de programme qui ne ferait pas l’affaire de tous les parents des enfants qui fréquentent cet établissement.
Jean-Pierre Harel, un ancien directeur de l’école primaire, s’est fait porte-parole d’un groupe de parents qui critiquent le changement d’orientation qu’a pris le programme de musique sous la direction d’un nouveau directeur. Il soutient que des parents de l’école Félix Leclerc en ont contre le style de gestion du directeur. Celui-ci aurait entre autres trop de pouvoir sur les décisions du conseil d’établissement. Ainsi, le nouveau directeur aurait mis fin à plusieurs éléments du programme chers aux parents et jugés essentiels pour le développement musical des enfants, comme la réduction du temps de répétition en dehors des cours ou l’étude obligatoire du piano.
École préparatoire de musique de l’UQAM
Toutefois, c’est la fin de la collaboration entre l’école préparatoire de musique de l’UQAM et l’école primaire de la rue Wagram qui mettrait le plus en colère certains parents. Depuis 1988, l’école Félix-Leclerc entretenait une collaboration avec l’école préparatoire de musique de l’UQAM pour l’enseignement de la musique. «L’école préparatoire de musique permettait une évaluation extérieure de la qualité de l’enseignement», déplore l’ancien directeur. M. Harel accuse la nouvelle direction d’avoir pris la décision de rompre la collaboration avec l’école préparatoire de musique de l’UQAM de manière unilatérale.
Responsable de sa programmation
Pour sa part, le directeur général adjoint de la CSMV, Anthony Bellini, affirme que la rupture entre l’école à vocation particulière et l’école préparatoire de musique de l’UQAM n’est pas le fruit de l’initiative personnelle du nouveau directeur de l’établissement primaire. La directive est plutôt venue du ministère de l’Éducation. Le statut d’école à vocation particulière n’est pas renouvelé automatiquement. À intervalle régulier, la commission scolaire doit refaire une demande au ministère pour obtenir ce statut pour une école. Selon M. Bellini, lors de la dernière demande, le ministère a demandé à ce que l’école Félix Leclerc devienne entièrement responsable de son programme de musique.
Anthony Bellini rappelle que la CSMV croit toujours au projet éducatif particulier de l’école Félix Leclerc, même si elle ne reçoit pas de somme supplémentaire du gouvernement pour le faire. «On investit pour qu’il y ait plus de temps en musique et ça, nous y croyons énormément», déclare-t-il.
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